SESSIONS DE LA DEUXIEME JOURNEE (synthèses)
| « L’Union pour la Méditerranée, contours, contenus, outils »
En prolongement de la première, cette seconde journée cherchera plus particulièrement à cerner au plus près la nouvelle entité. |
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| 9h30-11h00 | L’Union par l’éducation, la culture et la coopération scientifique |
| Animateur | Serge Marti, Fondation Le Monde |
| Synthèse |
Si l’énoncé se suffit à lui-même, il n’en est pas de même de ses modalités. De ces trois notions, la coopération scientifique, obéissant en principe à des critères universels, est en principe la plus facile. Encore faut-il mettre en place les conditions d’une véritable coopération scientifique, notamment des institutions d’enseignement supérieur compétitifs, des bourses et un minimum de liberté de circulation. Mais les deux autres sont autrement compliquées. Rien de plus disparate enter les deux rives de la Méditerranée que la culture, et l’éducation qui en est tributaire. Comment imaginer dès lors une Union de la Méditerranée qui respecte cette diversité, tout en trouvant des terrains d’entente communs ? |
| Intervenants | Mokhtar Taleb-Bendiab, Directeur général de l’IMA Isabelle Wesktein, Fondation Evens Giovanna Tanzarella, Déléguée générale de la Fondation René Seydoux María Jesús San Segundo, Ambassadeur d’Espagne auprès de l’Unesco Hans d’Orville, Directeur du Bureau de la Planification Stratégique UNESCO |
| 9h30-11h00 | Vers une Méditerranée de l’énergie et de l’environnement |
| Synthèse |
Ce n’est pas un hasard si ces deux thèmes sont ainsi liés. Une des idées fortes du colloque que le Forum de Paris a consacré l’an dernier à l’Europe a été de reprendre le plan de la CECA, dont on sait le succès historique, au bénéfice de ces deux domaines essentiels pour l’avenir de l’humanité en général et de l’espace méditerranéen en particulier. Or, ici aussi, les disparités entre les deux rives sont criantes, et, concernant les sources d’énergie, pas toujours en faveur de l’Europe. Peut-on imaginer, en Méditerranée, des politiques concrètes pour une meilleure utilisation des ressources énergétiques et un développement durable, autrement dit soucieux de l’environnement ? |
| Intervenants | Philippe Lorec Mustapha Faïd, Président de l’Observatoire méditerranéen de l’énergie Gerard Begni, expert en développement durable au CNES Nicolas Sarkis, directeur de la revue “Pétrole et gaz arabe” Franck Debié, Directeur général de la Fondation pour l’innovation politique |
| 9h30-11h00 | Quelles institutions pour quelle Union ? |
| Animateur | Bernard Volker, TF1 |
| Synthèse |
En principe, une entité politique, a fortiori une « Union », a besoin pour fonctionner, mais aussi pour donner corps à la volonté commune de ses membres et exprimer son esprit propre, d’organes institutionnels spécifiques. Cependant, certains argueront que de tels organes existent déjà, et qu’en créer de nouveaux alourdirait inutilement une machine bureaucratique qui finirait par tourner largement à ses propres fins. Évidemment, la question des institutions et de leur nature dépend du type d’Union que l’on entend créer et du degré d’intégration de ses membres que l’on juge possible et souhaitable. |
| Intervenants | Alain Le Roy, Ambassadeur chargé du projet d’Union pour la Méditerranée Pierre Moscovici, ancien ministre, député du Doubs Slimane Zeghidour, journaliste éditorialiste TV5 Bichara Khader, Professeur et Directeur du centre d’Etudes et de Recherches sur le Monde Arabe Contemporain, Université Catholique de Louvain, Belgique Pierre Schapira, chargé des relations internationales, des affaires européennes et de la francophonie (Mairie de Paris), Député au Parlement Européen |
| 11h30-13h00 | « De quoi serait fait un espace économique méditerranéen ? », en partenariat avec La Banque Européenne d’Investissement (BEI) |
| Animateur | Jean-Marc Sylvestre, TF1 |
| Synthèse |
Bien que les niveaux de développement entre les rives nord et sud de la Méditerranée soient encore trop divergents, un espace économique méditerranéen ne relève pas de l’utopie: les acquis du « Processus de Barcelone », le dialogue permanent tant institutionnel qu’entre les sociétés civiles et, surtout, la proximité culturelle et géographique constituent une base solide pour aller plus avant.À condition de le vouloir et de renforcer les coopérations entre les acteurs économiques, on peut parvenir à une meilleure dynamique entre l’Europe et ses partenaires méditerranéens. |
| Intervenants | Philippe de Fontaine Vive, Vice-Président de la BEI Fathallah Oualalou, Ancien Ministre des Finances et de la Privatisation du Maroc Charles Milhaud, Président du Directoire du Groupe Caisse d’Épargne Issad Rebrab, Président du Groupe Cévital Radhi Meddeb, Président Directeur Général, Comète Engineering Jean-Louis Chaussade, Membre du Comité Exécutif, Groupe Suez, Directeur Général en charge de l’environnement Mustapha Faïd, Directeur Général de l’Observatoire Méditerranéen de l’énergie (OME) Joaquin Almunia, Commissaire Européen chargé des Affaires économiques et monétaires |
| 14h30-16h00 | « L’Europe et l’Union pour la Méditerranée : ambition réaliste ou utopie ? » |
| Animateur | Maurice Szafran, Marianne |
| Synthèse |
Politiquement, c’est sans doute le sujet le plus chargé. On sait que l’idée n’enthousiasme pas tous les responsables politiques, en Europe comme dans le Maghreb et dans le Machrek. Deux directions de débat possibles : quels liens organiques imaginer entre une entité qui existe bel et bien et un ensemble d’États souverains, dont toutes les tentatives de s’unir jusqu’ici ont échoué ? Et comment répondre aux craintes de ceux qui voient dans l’Union de la Méditerranée soit un doublon inutile de l’Euroméd, soit, pis, une initiative qui risque de diviser l’Europe ? Dans quelle mesure le compromis de Hanovre répond-il à ces questions ? |
| Intervenants | Michel Vauzelle, Président de la région PACA Elisabeth Guigou, ancienne Ministre, Députée de Seine Saint Denis Hassan Abouyoub, Ambassadeur itinérant du Maroc Hélé Beji, Philosophe tunisienne Salaheddine Mezouar, Ministre marocain de l’Economie et des Finances |











Bien que les niveaux de développement entre les rives nord et sud de la Méditerranée soient encore trop divergents, un espace économique méditerranéen ne relève pas de l’utopie: les acquis du « Processus de Barcelone », le dialogue permanent tant institutionnel qu’entre les sociétés civiles et, surtout, la proximité culturelle et géographique constituent une base solide pour aller plus avant.